lundi 28 février 2011

Classement mondial 2011 des 10 premiers groupes spécialisés dans la santé sur la base de leurs ventes et leurs profitabilités


Classement mondial 2011 des 10 premiers groupes spécialisés dans la santé sur la base de leurs ventes et leurs profitabilités. Ce classement comprend les ventes consolidées à fin 2010 des activités des dix premiers groupes en chiffre d’affaires réalisés sur le plan mondial. Il intègre les activités des groupes dans le domaine des médicaments sous prescription, sans ordonnance, les vaccins, les dispositifs médicaux et outils de diagnostiques.

La première place revient au groupe américain Pfizer qui après sa fusion avec le groupe pharmaceutique américain Wyeth a dégagé 67,8 milliards de dollars de ventes mondiales en 2010 avec une progression de 36 %. Le groupe Pfizer occupe cependant la cinquième place de ce classement en termes de rentabilité avec 8,25 milliards de dollars de résultats nets réalisés en 2010.

Le deuxième groupe mondial est l’américain Johnson & Johnson avec 61,6 milliards de dollars de ventes mondiales en retrait de 0,6 %. Le groupe Johnson & Johnson a réalisé 22,4 milliards de dollars de ventes de médicaments sous prescription en 2010. Le groupe occupe la première place en résultat net dégagé sur 2010 avec 13,3 milliards de dollars.

Avec un chiffre d’affaires de 50,6 milliards de dollars en progression de 14 %, le groupe pharmaceutique Suisse Novartis occupe la troisième place du classement mondialavec un début de consolidation du chiffre d’affaires sur le quatrième trimestre 2010 des ventes du groupe Alcon, leader mondial dans le domaine de l’ophtalmologie. Le groupe Novartis prend la troisième place du classement en résultat net dégagé avec 9,9 milliards de dollars réalisés en 2010.

La quatrième position revient au groupe pharmaceutique Suisse Roche avec un chiffre d’affaires mondial de 50,2 milliards de dollars en retrait de 3,2 % sur 2010. Le groupe Roche prend la quatrième place du classement en résultat net avec 8,8 milliards de dollars réalisés en 2010.

Le groupe pharmaceutique américain Merck & Co arrive en cinquième position avec 46 milliards de dollars de chiffre d’affaires réalisés en 2010 en évolution de 68 %. Le groupe a consolidé sur 2010 l’acquisition de Schering Plough. Merck & Co arrive en dernière position du classement en résultat net dégagé sur 2010 avec 861 millions de dollars, le groupe ayant provisionné les charges de l’acquisition de Schering Plough sur 2010.

Le groupe Français Sanofi Aventis arrive en sixième positionavec 41 milliards de dollars de chiffre d’affaires mondial. Le résultat net dégagé sur 2010 de 12,5 milliards de dollars place le groupe Sanofi Aventis en deuxième position du classement des dix premiers groupes mondiaux en termes de rentabilité.

Le groupe pharmaceutique britannique GlaxoSmithKline arrive en septième positionavec 38,6 milliards de chiffre d’affaires réalisés en 2010 en retrait de 1 %. Avec un résultat net de 2,4 milliards de dollars impacté par les charges juridiques aux Etats Unis sur Avandia de 4 milliards de dollars, GlaxoSmithKline arrive en dixième position du classement mondial en rentabilité sur 2010.

Le groupe américain Abbott arrive en huitième position avec 35 milliards de dollars de chiffre d’affaires dans le monde en 2010 dont 19,9 milliards réalisés dans les médicaments sous prescription en progression de 20,7 %. Le résultat net du groupe pour 2010 a atteint 4,6 milliards de dollars plaçant le groupe à la huitième position en termes de rentabilité du classement Pharmactua.

Le groupe pharmaceutique britannique Astra Zeneca arrive en neuvième positionavec 33,3 milliards de chiffre d’affaires réalisés en 2010 en progression de 1 %. Le résultat net de 8,1 milliards place le groupe en sixième position en termes de rentabilité sur le plan mondial sur 2010 derrière le groupe Roche.

Le groupe pharmaceutique américain Eli Lilly prend la dixième place du classement 2011 avec 23 milliards de dollars réalisés en 2010 en évolution de 6 %. Avec un résultat net de 5 milliards de dollars le groupe prend la septième position du classement des dix premiers groupes spécialisés dans la Santé en termes de rentabilité sur 2010. Par Guy Macy d’après les résultats annuels des groupes cités dans ce rapport Stratégique Pharmactua 2011. Les données sont converties en dollars pour les groupes Européens Sanofi Aventis, GlaxoSmithKline et Roche

Africa’s Aids patients biggest losers if India/EU drugs deal sails through

By IN2EASTAFRICA - Sun Feb 27, 6:09 pm


Jimmy Gideyi has been on free antiretroviral generic drugs manufactured in India since 2004, when he was confirmed HIV positive.

In the past decade, the 56-year-old man has received a constant supply of the drugs, which are almost 10 times cheaper than branded ones, thanks to the humanitarian organisation, MSF (Doctors Without Borders).

However, Gideyi, like other HIV positive patients in East Africa, fears all that might come to an end, if the controversial Free Trade Agreement between the European Union and India goes through.

“I pray the trade talks fail as HIV/Aids patients in poor countries will be the biggest losers. Getting cheap drugs will be very difficult,” he says.

The agreement, expected to be finalised mid this year, has sparked fury among human rights activists who accuse the EU of scheming to elbow out developing countries producing generic drugs.

Demonstrations have been held in Nairobi, Brussels, Bangkok, New Delhi, Paris, Jakarta, Kathmandu and Manipur in North East India, all demanding the deal be abandoned.

Top on the list of concerns is the “data exclusivity” clause, which humanitarian organisations argue if retained, monopolies on medicines could be extended and production of affordable, quality generic versions could be delayed for years.

“With such a clause, India would agree to grant a period of exclusivity over clinical trial data for that medicine, which would prevent the Drugs Controller General of India (the body responsible for approving drugs) from registering a generic medicine for that period,” says Michelle Childs, policy director at MSF’s Campaign for Access to Essential Medicines. She says multinational companies in Europe want the exclusivity period to be 10 years.

The health sector in Africa relies heavily on generic drugs not only for treating Aids, but also other ailments. The bulk are imports from India.

The concerns have received support from the United Nations.

Last year, UN Special Rapporteur, Anand Grover, said the agreement, as it was, placed trade interests over human rights.

“Millions in the developing world depend on India for generic medicines at affordable costs. Restriction of generic drug production in India will have a devastating public health impact around the world and adversely affect the right to health of millions of patients,” Mr Grover warned.

However, EU dismisses the fears as unfounded, insisting data exclusivity is a tool that recognises the development and marketing of a new medicine, allowing the originator to conduct extensive research and testing.

“Our concern is to ensure long-term access to generic medicines. Hence, we need innovation in the world of pharmaceuticals and that simply won’t happen if companies invest millions in research only to see all their work handed-over to competitors,” says John Clancy, spokesperson of EU Trade Commissioner Karel de Gucht.

Mr Clancy says the EU Commissioner for Trade has on numerous occasions given his personal assurance that “nothing in this agreement will prevent India from using compulsory licensing including for the manufacture and export of medicines to other developing countries in need.”

Compulsory licensing is when a government allows someone else to produce the patented product without necessarily having the consent of the patent owner.

It is one of the flexibilities on patent protection included in the World Trade Organisation’s agreement on intellectual property — the Trips (Trade-Related Aspects of Intellectual Property Rights) Agreement).

According to the official, the European Commission has even proposed to include language to this effect in the FTA text itself, as well as an explicit reference to the Doha Declaration on the Trips Agreement and Public Health, “to ensure that the flexibilities granted by the Trips Agreement, especially as regards patents on medicines, can be fully used by India.”

Since the talks began, the Indian government has continued playing its cards close to its chest, only insisting nothing has been agreed and that discussions are still on-going.

Last year India’s Commerce and Industry Minister Anand Sharma, responding to a query in Parliament, said: “Final positions have not emerged and therefore no agreement has been reached in any sector including Intellectual Property Rights (IPRs).”

A leaked draft document on the talks, reflect India’s rejection or hesitation on a range of proposals namely data exclusivity, radical enforcement on liability of intermediary service providers and tighter controls on goods in transit among others.

In brief, according to the leaked document on the July talks, last year, India reiterated its refusal to go beyond Trips and also discuss issues that require changes to Indian law.

By JEFF OTIENO, The East African

vendredi 25 février 2011

Onbrez de Novaris, le traitement des bronchites chroniques obstructives pourrait atteindre des ventes de 1 milliard de dollars sur la base de récents


de Novaris, le traitement des bronchites chroniques obstructives pourrait atteindre des ventes de 1 milliard de dollars sur la base de récents résultats cliniques Le groupe Suisse Novartis a annoncé les résultats d’une étude clinique de phase 3 comparant l’association d’ et de de Boehringer Ingelheim/ Pfizer à en monothérapie chez des patients atteints de bronchite chronique obstructive. Les signes d’insuffisance respiratoire seraient significativement améliorés sous l’association des deux produits par rapport à en monothérapie.

Cette nouvelle va fortement augmenter les perspectives de croissance de la franchise respiratoire du groupe Novartis qui cherche à concurrencer la suprématie de GlaxoSmithKline et d’Astra Zeneca dans ce domaine. Les Résultats de cette étude clinique ainsi qu’une deuxième étude clinique de Phase 3 seront présentés en mai 2011 à l’American Thoracic Society.

a été approuvé par l’Agence Européenne du Médicament en novembre 2009. La FDA devrait examiner la demande d’enregistrement d’ en mars 2011 ; Le produit sera commercialisé aux Etats-Unis sous la marque Arcapta Neohaler.

Les ventes d’ sur 2010 ont réalisé 33 millions de dollars et ces nouveaux résultats cliniques pourraient augmenter le potentiel du Produit à près d’un milliard de dollars à l’horizon 2016. Par Guy Macy d’après Bloomberg, Novartis et une analyse Pharmactua

mardi 22 février 2011

Les antibiotiques c’est trop automatique!


Les résistances aux antibiotiques vétérinaires ont de plus en plus d’impacts sur la santé humaine. Les autorités sanitaires s’inquiètent de ce phénomène, sans nul doute évoqué dans les allées du Salon de l’Agriculture, qui vient d’ouvrir ses portes à Paris. Un plan d’actions doit voir le jour d’ici à la fin de l’année, après consultation des acteurs de la filière. Les discussions s’engagent sur fond de vieilles querelles entre pharmaciens et vétérinaires au sujet de la vente du médicament animal. Bien décidées à peser dans le débat, les deux professions affûtent leurs arguments.

VEAUX, VACHES, cochons, couvées : les élevages sont tous concernés par la surconsommation d’antibiotiques, en cause dans l’émergence de souches bactériennes multirésistantes. Selon l’Agence européenne du médicament (EMEA), le phénomène serait directement responsable de 25 000 décès humains par an en Europe, dont 4 200 en France. De quoi sérieusement inquiéter les autorités sanitaires. En France, les ministères de l’Agriculture et de la Santé ont mis en place un comité chargé de réfléchir à un « usage raisonné » des antibiotiques. Réuni en début d’année, il associe à l’ANAES (agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail) des représentants de toute la filière : éleveurs, vétérinaires, pharmaciens et associations de consommateurs. Cette réflexion, qui doit aboutir à de nouvelles recommandations fin 2011, voit resurgir le conflit déjà ancien entre les professionnels du médicament vétérinaire. Pour les pharmaciens, le recours excessif aux antibiotiques (notamment les fluoroquinolones et les céphalosporines de troisième génération) s’explique d’abord par la mainmise des vétérinaires sur la vente de ces médicaments aux éleveurs. Devenu très courant, ce système de dispensation est jugé « hautement perfectible » par l’Ordre des pharmaciens, qui le voit entaché d’un conflit d’intérêt latent. « Cela paraît tellement évident. Pourtant, les pharmaciens sont les seuls aujourd’hui à tenir ce discours, affirme Jacky Maillet, président de l’Association nationale de la pharmacie vétérinaire d’officine (ANPVO). Nous demandons au comité d’évaluer cette hypothèse, ce qu’il refuse de faire pour l’instant. » Les pharmaciens avancent pourtant des arguments de poids. « Au Danemark, depuis plusieurs années, le vétérinaire n’a plus le droit de toucher de bénéfices sur la vente des médicaments qu’il prescrit. Résultat : dans la filière porcine, qui demande le plus d’antibiotiques, la consommation de ces médicaments est diminuée de 40 %. » Suivant cet exemple, Jacky Maillet estime qu’il faut revoir le système de rémunération des vétérinaires.

Aujourd’hui, près de 70 % de leur chiffre d’affaires repose sur la vente de médicaments, dont 20 % proviennent des antibiotiques. Le président de l’ANPVO propose ainsi que les vétérinaires « touchent leurs honoraires, plutôt que de faire des actes gratuits pour s’assurer la vente des médicaments ».Pour éloigner ce « désastre sanitaire », le pharmacien a d’autres pistes : la hiérarchie des recours aux antibiotiques, la pratique plus systématique des antibiogrammes, la vaccination.

Un guichet unique.

On pouvait s’y attendre, les vétérinaires n’ont pas la même analyse de la situation. Ils ne veulent pas être pointés du doigt. « N’oublions pas que 65 % des antibiotiques administrés sont présents dans les aliments médicamenteux* et ne relèvent donc pas des vétérinaires », s’insurge Claude Andrillon, vice-président du syndicat national des vétérinaires d’exercice libéral (SNVEL). Sur le terrain, selon lui, les prescriptions se justifient. « Il y a plus de décès faute d’avoir utilisé des antibiotiques au bon moment que d’en avoir fait un mauvais usage », argumente t-il. Le vétérinaire estime cependant que ses confrères ont pris conscience du problème. Il les incite à optimiser les résultats des antibiogrammes qui seraient pratiqués de façon très régulière, indique t-il.

Pour les praticiens, la remise en cause doit aussi concerner les possesseurs d’animaux de compagnie (qui poussent à la médicalisation vétérinaire), les stations d’épuration (et leurs capacités à éliminer les bactéries) et les autorités sanitaires (qui accordent une AMM tout en cherchant à restreindre la prescription). Et au final, c’est surtout l’éleveur qui tranche. « Comment voulez-vous le fidéliser si vous prescrivez des médicaments de dernière génération, plus chers, de façon non justifiée ? », s’interroge Claude Andrillon. Il défend l’idée du guichet unique regroupant prescription et dispensation du médicament : « c’est plus commode » et « c’est gage de compétence », précise t-il. Et d’enfoncer le clou : « On le voit, la séparation entre prescription et dispensation n’amène aucune sécurité supplémentaire au plan sanitaire. En dehors de 3 ou 4 officines par département, les pharmaciens n’ont ni la compétence, ni la capacité pour requalifier une ordonnance vétérinaire. Le conflit d’intérêt existe aussi du côté des officinaux, tant que leur mode de rémunération est basé sur un système de marge », affirme le vétérinaire, devenant de façon indirecte l’allié de certains pharmaciens qui soutiennent cette évolution. Les terrains d’entente ne sauraient éternellement rester en friche.

› MATTHIEU VANDENDRIESSCHE

lundi 21 février 2011

Classement 2011 des 5 pathologies médicales et leurs traitements les plus coûteux aux Etats Unis


Classement 2011 des 5 pathologies et leurs traitements les plus couteux aux Etats Unis en 2011. L’ avec les inhibiteurs de l’HMG Coa réductase représentent le premier marché en 2011 avec des ventes depassant 30 milliards de dollars au niveau mondial, selon Pharmactua estimates. L’American Heart Association estime à 34 millions, le nombre d’américains qui pourrait bénéficier d’un traitement à base de statine pour baisser leur cholestérol et réduire le risque de crise cardiaque. Lipitor, (atorvastatine) de Pfizer est le médicament le plus vendu aux Etats Unis avec des ventes de 11,2 milliards de dollars de ventes mondiales suivi de Crestor, (rosuvastatine) d’Astra Zeneca avec 5,6 milliard de dollars de ventes mondiales pour 2010.

Le Diabète est le deuxième marché en terme de dépense de médicaments avec 23,3 milliards de dollars en 2010. Le centre de contrôle des maladies, (US. Center for Disease Control) a évalué à 116 milliards de dollars le coût des dépenses de santé lié au diabète en 2007. de Sanofi Aventis, une insuline recombinante indiquée pour le diabète sucré de l’enfant et l’adulte domine ce marché avec des ventes estimées à 4,6 milliards de dollars en 2010 au niveau mondial.

L’ est le troisième marché en valeur avec des ventes atteignant 21,4 milliards de dollars en 2010. L’ touche aux Etats Unis deux tiers des adultes de plus de 60 ans et 29 % des adultes de plus de 18 ans selon le centre fédéral de contrôle des maladies, US.CDC. Le premier antihypertenseur, Diovan de Novartis devrait atteindre plus de 3 milliards de dollars de ventes aux Etats Unis en 2010.Le brevet expirant en 2012, Diovan devrait maintenir sa position de leader en 2011 contrairement à de Merck & Co qui a perdu son exclusivité en 2010, a enregistré des ventes de 2,1 milliards de dollars en retrait de 41 % au niveau mondial.

Les et les immunomodulateurs représentent le quatriéme marché avec des ventes pour 2010 depassant 23 milliards de dollars selon Pharmactua Estimates. La catégorie la plus importante est les anticorps monoclonaux indiqués dans le traitement de la polyarthrite rhumatoïde. Selon les données du centre de contrôle des maladies le nombre de personnes de plus de 65 ans souffrant d’arthrite va doubler passant de 21,4 millions en 2001 à 41,4 millions en 2030. Humira d’abbott suivi de Remicade avec 4,3 milliards et Enbrel avec 3,4 milliards domine le marché en 2011 aux Etats Unis.

L’ arrive en cinquième position avec des ventes pour 2010 dépassant 20,2 milliards de dollars. Le centre fédéral de contrôle des maladies des Etats Unis, US.CDC, estime que 7,3 % des américains adultes sont touchés par l’ et 9,1 % des enfants. Advair de GlaxoSmithKline devrait maintenir son leadership devant Singulair de Merck & Co avec plus de 7,4 milliards de dollars de ventes combinées pour les deux groupes britannique en 2010.

Malgré ces perspectives, le marché pharmaceutique des Etats Unis, premier marché mondial de l’industrie pharmaceutique devrait connaitre une croisance de 1 à 2,5 % en 2011, la plus faible en 50 ans. Par Guy Macy d’après Phamactua Estimates, Reuters, The US Center for Disease Control and Prevention et une analyse Pharmactua

vendredi 18 février 2011

Retrait des AMM des spécialités à base de buflomédil

À la suite de la réévaluation du rapport bénéfice/risque des médicaments à base de buflomédil, l’AFSSAPS a décidé de suspendre l’Autorisation de Mise sur le Marché (AMM) de toutes les spécialités concernées (forme orale et formes injectables), dans l’attente des résultats de la réévaluation européenne qu’elle a demandée.

Cette suspension prend effet le 17 février 2011 et s’accompagne d’un rappel des lots disponibles sur le marché.

Le buflomédil, vasodilatateur périphérique commercialisé en 1974 sous le nom de Fonzylane, est indiqué dans le traitement symptomatique de la claudication intermittente des artériopathies chroniques oblitérantes des membres inférieurs.

QUOTIPHARM.COM, LE 17/02/2011

mardi 15 février 2011

La croissance moyenne des 25 premiers groupes mondiaux de l’industrie pharmaceutiques devrait passer de 7 % en 2009 à 1,3 % de 2012 à 2015

La croissance mondiale moyenne des 25 premiers groupes de l’industrie pharmaceutiques devrait passer de 7 % en 2009 à 1,3 % de 2012 à 2015. Après avoir connu une croissance moyenne de 7,1 % de 2003 à 2009, les 25 premiers groupes de l’industrie pharmaceutique devraient enregistrer une croissance moyenne du chiffre d’affaires mondial de 1,3 % de 2012 à 2015, selon un rapport de Datamonitor.

Certains groupes pharmaceutiques Européens comme Bayer, Novartis AG, Roche AG, GlaxoSmithKline, et NovoNordisk devraient connaître une croissance supérieure à 3 % au niveau mondial.

Les pertes de brevets seront les principales raisons de ce ralentissement qui toucheront principalement Pfizer avec la perte du brevet de la statine Lipitor/Tahor, Eli Lilly avec la perte du brevet de l’antipsychotique Zyprexa, Bristol Myers Squibb et Sanofi Aventis avec la perte du brevet de l’antiagrégant plaquettaire Plavix, Takeda avec la perte du brevet de l’antidiabétique Actos et Astra Zeneca avec la perte du brevet de l’antiulcéreux Inexium/Nexium. Par Guy Macy d’après un rapport de DataMonitor et une analyse Pharmactua

lundi 14 février 2011

Première association fixe clopidogrel/aspirine

Duoplavin, première association fixe de clopidogrel et d’aspirine, vient compléter l’arsenal des antiagrégants destinés à la prescription. Cette association (remboursée à 65 %) est utilisée en prévention des événements liés à l’athérothrombose chez l’adulte après un traitement initial par clopidogrel et acide acétylsalicylique administrés séparément. Elle permet de poursuivre les traitements des syndromes coronaires aigus et les suites d’infarctus du myocarde aigu (se référer au RCP). La prise quotidienne d’un comprimé peut se faire au cours ou en dehors des repas.

QUOTIPHARM.COM, LE 15/02/2011

jeudi 10 février 2011

Feu vert de la FDA pour une application sur iPAD et iPhone permettant la visualisation de scanners et d’IRM

Feu vert de la FDA pour une application sur iPAD et iPhone permettant la visualisation de scanners et d’IRM. La FDA, Food and Drug Administration vient d’approuver l’application mobile sur iPad et sur iPhone développé par Mobile MIM Software permettant une visualisation d’image de scanners ou d’IRM. L’application permet aux hôpitaux et aux cabinets de radiologie d’envoyer des scanners aux médecins permettant l’établissement d’un diagnostique à distance.

La retransmission des images a été testée par des radiologues pour examiner les possibles distordions d’image liée à la luminosité ou l’angle de vision des portables. Par P Psota d’après un communiqué de la FDA et une analyse Pharmactua

Feu vert de la FDA pour une application sur iPAD et iPhone permettant la visualisation de scanners et d’IRM

Feu vert de la FDA pour une application sur iPAD et iPhone permettant la visualisation de scanners et d’IRM. La FDA, Food and Drug Administration vient d’approuver l’application mobile sur iPad et sur iPhone développé par Mobile MIM Software permettant une visualisation d’image de scanners ou d’IRM. L’application permet aux hôpitaux et aux cabinets de radiologie d’envoyer des scanners aux médecins permettant l’établissement d’un diagnostique à distance.

La retransmission des images a été testée par des radiologues pour examiner les possibles distordions d’image liée à la luminosité ou l’angle de vision des portables. Par P Psota d’après un communiqué de la FDA et une analyse Pharmactua

mercredi 2 février 2011

Un pharmacien porte plainte contre son grossiste

Quotas : les effets secondaires d’un dispositif contesté

Un document confidentiel révèle qu’un répartiteur fait le tri, depuis des années, entre ses clients pharmaciens, dans l’approvisionnement des médicaments placés sous quotas par les laboratoires. Cette pratique a donné lieu à la plainte d’un titulaire, jugée en chambre de discipline ordinale le 19 janvier dernier. L’affaire relance le débat sur l’application de ces quotas qui sont la cause de retards d’approvisionnement réguliers dans les officines.

DES CLIENTS PRIVILÉGIÉS et des « petits » clients. Voilà le classement auquel s’est livré un répartiteur pour attribuer aux officines ses stocks de médicaments soumis à quotas par les laboratoires. En s’appuyant sur cette pratique, ces derniers répartissent leur production entre les différents groupes de répartition, pour un certain nombre de produits. Mais le système occasionne régulièrement des retards de livraison dans les officines (voir encadré). Les grossistes, qui plaident pour la fin des quotas, se sentent-ils contraints au point de « trier » leurs clients pharmaciens ? Une récente affaire révèle que cela s’est déjà produit. Elle vient d’être jugée en chambre de discipline de l’Ordre des pharmaciens. Rappel des faits. Le matin du 3 juin 2010, la Pharmacie Saint-Exupéry, à Biscarrosse (Landes), passe commande de Subutex, un produit qu’elle ne détient jamais en stock. Elle s’adresse pour cela à l’un de ses deux grossistes, la CERP Rouen, qui n’est pas son principal fournisseur et qui la livre habituellement l’après-midi. Mais le produit n’arrive pas. Motif indiqué sur le bordereau : « Manquant par contingentement du fournisseur. » Le titulaire, Jean-Paul Doublet, contacte alors son agence, installée à Pessac (Gironde). Au lieu de confirmer le message écrit, la téléphoniste lui explique maladroitement que la spécialité est bien en stock mais qu’elle est destinée en priorité aux officines qui ont l’entreprise pour fournisseur principal.

Ultra-confidentiel.

Très sensible, cette information est passée à travers les mailles d’un filet tissé en interne et établi par un document confidentiel remis le 18 juin 2007 aux directeurs d’agence. Le répartiteur fixe sa ligne de conduite, dans le but de « préserver la distribution des produits contingentés à nos principaux clients, et donc de la restreindre sous certaines conditions aux petits clients. » Ces « petits clients » sont définis comme les officines dont le chiffre d’affaires mensuel moyen (établi sur 3 mois) est inférieur à 4 500 euros. Leur accès aux médicaments placés sous quotas est réduit. Près de 70 produits sont concernés. « En fonction de la politique des laboratoires, ce chiffre pourrait augmenter à l’avenir », précise le grossiste. Les nouveaux clients doivent, eux, pouvoir bénéficier des produits sous quotas dès les premières commandes. À l’inverse, le pharmacien qui passerait à la concurrence ne doit plus avoir accès à ces médicaments dès le premier mois de la baisse de son chiffre d’affaires. Le document stipule que le message délivré au client doit rester cohérent, du retour d’informations à la commande aux explications des téléphonistes. Pour se faire, ces derniers doivent d’ailleurs recevoir une formation.

Obligations non respectées.

Tous ces éléments, le répartiteur les a fournis au Conseil central C de l’Ordre des pharmaciens (répartition). L’instance a en effet été saisie d’une plainte, en juin dernier, par le titulaire landais, excédé par une situation devenue régulière. Selon lui, le refus de vente s’accompagne d’un manquement aux obligations qui s’appliquent aux entreprises de répartition. Amené à s’expliquer, le responsable de l’établissement de Pessac a bien conscience de ne pas respecter le code de la santé publique, s’agissant de ses obligations de livraison. Cependant, il n’a pas les moyens de les assurer du fait de stocks insuffisants. Il donne alors priorité à ses meilleurs clients. En pratique, explique t-il, les commandes de produits, que son groupe lui attribue, lui sont livrées dans la première quinzaine du mois. Dans les jours qui suivent, les produits partent très vite, notamment du fait de réserves constituées par les officines craignant la pénurie. Il devient alors impossible de respecter l’obligation de détenir 15 jours de stock minimum, pour ces produits contingentés. Il s’en est expliqué au cours de la séance disciplinaire du 19 janvier dernier. Interrogé, le laboratoire a quant à lui indiqué avoir mis en place un système d’allocation pour le Subutex. Un dépannage ponctuel vers les pharmacies d’officine est également possible. Au passage, dans son argumentaire, le pharmacien plaignant souligne que le service de dépannage des laboratoires « ne peut pas être considéré comme efficace pour faire face à l’urgence. » C’est finalement un confrère qui lui a permis de disposer du traitement en temps et en heure. Un épilogue mis en avant par la chambre de discipline ordinale, estimant que l’agence n’a pas agi sans avoir conscience de l’urgence de la situation. De plus, ni le client, ni le pharmacien plaignant n’ont subi de préjudices. Le responsable de l’établissement n’a donc pas commis de faute professionnelle, selon la chambre ordinale, qui indique par ailleurs qu’elle n’a pas compétence à statuer sur le vaste dossier des quotas de médicaments.

Une pratique « déplorable ».

Au final, la plainte a été rejetée. À quelques semaines de sa retraite, le titulaire n’envisage pas de se pourvoir en appel, mais de porter le dossier à la connaissance des autorités de la concurrence. La direction du Conseil central C ne s’exprime pas, pour le moment, sur cette affaire, ni sur ses éventuelles conséquences sur la santé publique. Jean-Luc Delmas, ancien président de la section C et membre du bureau du Conseil national de l’Ordre, évoque un problème délicat, mais pas insoluble. « Si chacun des acteurs de la chaîne du médicament y met du sien, nous pourrons trouver des solutions. La balle est dans le camp des autorités sanitaires. »

S’exprimant au nom des grossistes, Emmanuel Déchin, secrétaire général de la CSRP (Chambre syndicale de la répartition pharmaceutique), indique seulement qu’« il est très regrettable de devoir en arriver là ». Yves Kerouédan, directeur général de la coopérative Astera, dont la CERP Rouen est une filiale,« déplore amèrement » cette pratique mise en place depuis plusieurs années. Il la justifie par les pénuries de stocks qu’induit la politique des quotas. « Nous y avons été obligés. Je préférerais évidemment livrer tous nos clients sociétaires dans les meilleures conditions », assure t-il. Yves Kerouédan rappelle que mention est faite de cette « logique de priorisation » dans les statuts de son groupe. « C’est précisé. Le règlement est reçu par le pharmacien lorsqu’il adhère à la coopérative. S’il ne fait pas de commande à hauteur de 7 000 euros par mois, il peut se voir exclu de tout service. Nous avons baissé ce seuil à 4 500 euros pour être moins restrictifs. » Le dirigeant d’Astera précise en outre que ce principe ne s’applique pas en cas d’urgence médicale avérée.

› MATTHIEU VANDENDRIESSCHE

Le Quotidien du Pharmacien du : 03/02/2011