Classement 2011 et revue stratégique des 10 plus importants budgets en recherche & développement de l’industrie pharmaceutique au niveau mondial
Classement 2011 et revue stratégique des 10 plus importants budgets en recherche & développement de l’industrie pharmaceutique. Le montant total des dépenses réalisées par les dix principaux groupes pharmaceutiques en 2010 a atteint 67,4 milliards de dollars. Le groupe
pharmaceutique Pfizer occupe la première place en dépenses de R&D cumulées sur 2010. Pfizer, numéro 1 mondial de l’industrie pharmaceutique avec un chiffre d’affaires en 2010 de 67,8 milliards de dollars a enregistré des dépenses en R&D de 9,4 milliards de dollars en augmentation de 20 % liée à sa fusion avec Wyeth. Le groupe a annoncé un objectif de dépense en R&D de 6,5 à 7 milliards en2011. Les médicaments clefs en développement sont le tofacitinib dans la polyarthrite rhumatoïde, Apixaban un anticoagulant en partenariat avec le groupe Bristol Myers Squibb, le bapineuzumab dans la maladie d’Alzheimer en partenariat avec Elan et Johnson & Johnson, le crizotinib dans le cancer du poumon, axitinib dans le cancer du rein et le bosutinib dans le cancer du sang.
Deuxième groupe en dépenses en R&D, Rocheavec 9,2 milliards de dollars en retrait de 5 % sur un chiffre d’affaires de 50,2 milliards de dollars en 2010. Le groupe Suisse a du faire face à l’échec de l’antidiabétique taspoglutide. L’anticancéreux T-DM1 dans le cancer du sein reste un des projets les plus importants malgré un retard dans l’enregistrement imposé par la FDA. Le PLX0432 en partenariat avec le groupe de biotechnologie Plexikkon dans le mélanome métastasé. Le groupe prévoit une baisse de ses dépenses en R&D de 500 millions de dollars en 2011.
La troisième place revient au groupe Merck & Co qui a enregistré 8,12 milliards de dollars de dépenses en R&D en augmentation de 45 % lié à sa fusion avec Schering Plough sur un chiffre d’affaires de 46 milliards de dollars en 2010. Le nouveau CEO de Merck, Kenneth Frazier a réitéré sa volonté de maintenir un niveau de dépense
en R&D important prévoyant un budget de 8,5 milliards de dollars en 2011. Les principaux produits en développement, le boceprevir pour l’hépatite C, concurrent du telaprevir de Vertex Pharmaceuticals, l’anti cholestérol anacetrapid, le ridaforolimus un anticancéreux de la famille des inhibiteur Mtor en développement avec le groupe Ariad.
Le groupe pharmaceutique Suisse Novartis occupe la cinquième place avec des dépenses en R&D de 8,08 milliards de dollars en progression de 11 % sur un chiffre d’affaires de 50,6 milliards de dollars en 2010. Le groupe prévoit pour 2011, une réduction de 600 millions de dollars. Les projets clefs sont le
pasireotide dans la maladie de Cushing, les extensions d’indication pour Afinitor, Lucentis et Gilenya, le nouveau traitement sous forme orale de la sclérose en plaque. L’indacaterol dans les pneumopathies chroniques obstructives fait l’objet d’un développement soutenu. Le groupe vient d’obtenir le feu vert de la FDA pour la dose à 75mcg. Le groupe développe aussi le canakinumab dans les pathologies inflammatoires et un vaccin contre la méningite B appelé Bexsero.
Le groupe Johnson & Johnson arrive en cinquième positon en dépense de R&D avec 6,84 milliards de dollars en retrait de 2 % en 2010 sur un chiffre d’affaires de 61,6 milliards de dollars. Dans les projets phares l’abiraterone qui a été enregistré auprès de la FDA et l’EMA pour le traitement du cancer de la prostate. Le partenariat avec Vertex Pharmaceuticals sur le telaprevir dans l’hépatite C a un futur très prometteur. L’alliance avec Bayer sur le développement et la commercialisation de Xarelto, un anticoagulant dont les ventes pourraient atteindre 2,5 milliards de dollars. Le rachat de Crucell pour 2,4 milliards de dollars est devenu un axe prioritaire dans la recherche d’un nouveau vaccin universel contre la grippe.
La sixième place revient au groupe GlaxoSmithKlineavec des dépenses en R&D de 6,09 milliards de dollars en progression de 8 % pour un chiffre d’affaires de 38,6 milliards de dollars en 2010. L’année 2010 a marqué la restructuration des opérations de R&D du groupe avec la création de 40 unités indépendantes dont une nouvelle division dédiée aux maladies rares. Le groupe a annoncé en février 2011 avoir 30 programmes en phase 3 de développement clinique. L’approbation de Benlysta par la FDA pour le traitement du Lupus développé en partenariat avec le groupe de biotechnologie Human Genome Sciences Marque l’entrée du groupe dans les maladies rares. Le potentiel de ventes deBenlysta pourrait dépasser 3 milliards de dollars.
La septième position en dépense de R&D revient à Sanofi Aventis avec 5,94 milliards de dollars en retrait de 4 % sur un chiffre d’affaires de 41 milliards de dollars en 2010. Le budget 2011 devrait inclure les dépenses en R&D de Genzyme qui se sont montées à 847 millions de dollars en 2010. L’échec du développement de l’anticancéreux iniparibracheté lors de l’acquisition du groupe de biotechnologie Bipar pour 500 millions de dollars a catalysé le changement à la tête des opérations de R&D au sein du groupe Français. Dans les projets phares, l’antidiabétique lixisenatide et le traitement sous forme orale de la sclérose en plaque le teriflunomide qui a déjà 2 ans de recul en clinique. Le groupe a annoncé l’échec du développerment clinique de phase 3 sur l’aflibercept, un anticancéreux de Regeneron Pharmaceuticals testé en association avec le traitement de chimiothérapie docetaxel dans le cancer du poumon. L’association des deux traitements n’ayant pas démontré une amélioration de la durée de survie par rapport au docetaxel en monothérapie.
Avec le rachat de Genzyme, Sanofi Aventis s’empare du traitement expérimental de la sclérose en plaque Lemtrada, (alemtuzumab) actuellement en phase 3 de développement clinique. Le groupe va aussi intégrer le mipomersen, un traitement expérimental de l’hypercholestérolémie familiale eteliglustat un traitement expérimental de la maladie de Gaucher de type1.
Le groupe Astra Zeneca occupe la huitième place avec un montant de dépense en R&D de 5,3 milliards de dollars en progression de 20 % pour un chiffre d’affaires de 33 milliards de dollars en 2010. 2010 a été une année noire en termes de productivité avec l’arrêt de l’anticancéreux zibotentan dans le cancer de la prostate et l’arrêt du motavizumab obtenu lors de l’acquisition de MedImmune. L’anticancéreux expérimental recentin a aussi échoué dans deux études cliniques de phase 3. Le groupe attend une décision pour la mi-juillet 2011 pour l’approbation de Brilinta aux Etats-Unis, un anticoagulant de nouvelle génération déjà approuvé en Europe et Co-développé avec le groupe Bristol Myers Squibb. Le groupe a aussi déboursé 1,2 milliards de dollars pour le fostamitinb de Rigel développé dans la polyarthrite rhumatoïde. Le groupe a aussi démarré une étude clinique de phase 3 sur le TC-5214 de Targacept dans la dépression.
Le groupe Eli Lilly occupe la neuvième place avec un montant de dépenses en R&D de 4,88 milliards de dollars en progression de 13 % pour un chiffre d’affaires de 23 milliards de dollars en 2010. Le groupe a du faire face à l’échec du semagacestat développé dans l’Alzheimer. Le board de Lilly a renouvelé sa confiance dans John Leshleiter, CEO du groupe qui maintient sa décision d’éviter toutes mégafusions malgré les pertes de brevet qui toucheront ses deux produits Phares Zyprexa et Cymbalta dans les trois prochaines années. Le groupe a du aussi faire face à un retard de l’approbation de l’antidiabétique Bydureon, la FDA ayant demandé des études cliniques complémentaires sur la tolérance cardiovasculaire du produit. Le groupe a aussi démarré de nouvelles études cliniques pour soutenir des extensions d’indication sur Cymbalta.
La dixième place revient au groupe Bristol Myers Squibb avec un montant de dépense en R&D de 3,56 milliards de dollars en retrait de 2 % sur un chiffre d’affaires mondial de 19,5 milliards de dollars. Le groupe a enregistré de nombreux succès notamment dans le développement de l’ipilimumab développé dans le mélanome, un anticorps monoclonal acquis lors du rachat Du groupe de biotechnologie Medarex. Le groupe développe aussi lebrivanib dans les maladies hépatique, le belatecep, un immunosuppresseur pour les transplantations, l’antidiabétique dapagliflozin en partenariat avec Astra Zeneca et l’apixaban un anticoagulant venant d’être approuvé le 18 mars 2011 par l’Agence EMA pour l’Europe. Les 5 nouveaux traitements devraient être lancé en 2012, année de l’expiration du plavix qui a généré plus de 6 milliards de dollars pour le groupe aux Etats-Unis. Par Guy Macy d’après les rapports annuel 2010 publiés au premier trimestre 2011 et une analyse stratégique & économique Pharmactua
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